Sweat Shirt Streetwear

Les sweatshirts : histoire et place dans le streetwear

 Le sweat est une pièce indispensable de tous les dressings. Que cela soit pour un homme ou pour une femme, ce vêtement se porte à tous les moments de l’année. Confortable et tenant chaud, c’est aussi une pièce élégante, où tous les designs sont permis.

Une naissance dans le sport

Dès sa naissance, ce maillot n’était pas bien parti. Signifiant littéralement « maillot pour transpirer », ce haut devait se faire une place parmi tous les vêtements existants. Autant dire que son nom n’était pas des meilleurs pour le marketing. Mais celui-ci avait le mérite de le décrire correctement.

En effet, au début, le sweatshirt est conçu pour absorber la transpiration. Ce vêtement est né dans les années 1920 sur les terrains de sport américain. Les sportifs des différents campus utilisent alors des pulls en laine dans le cas de basses températures. Autant dire qu’avec des pulls pour faire du sport, ceux-ci suaient beaucoup. L’arrivée du sweat a changé les choses puisque sa matière plus fine offrait davantage de confort aux sportifs.

Si l’origine américaine des sweats est connue, sa première création est contestée. Plusieurs grandes marques, comme Jerzees, Champion, Russell Athletic ou encore Fruit of the Loom se battent pour en être le premier créateur. L’histoire raconte que c’est Benjamin Russell Junior, fils du directeur d’une usine, qui se serait plaint des démangeaisons causées par les tenues en laine de son équipe de football américain de l’université. Cette usine est la Russell Manufacturing Factory. Ce serait elle qui aurait inventé ce textile. L’idée d’utiliser du coton au lieu de la laine pour les tenues sportives a totalement changé le paysage du sport américain.

Après sa création, le sweatshirt gagne vite en popularité. Son efficacité est prouvée et les sportifs, ainsi que les militaires américains, l’adorent. A noter également que les ouvriers des entrepôts frigorifiques de New-York l’utilisent. Très rapidement le sweatshirt s’améliore. La marque Champion commence sa déclinaison à capuche en 1934. Celle-ci va vraiment transformer la mode. Le sweat à capuche, aussi appelé hoodie, est aujourd’hui complètement ancré dans la culture populaire.

C’est aussi à partir des années 1930 que la possibilité de flocage arrive. Celle-ci a fait le succès du sweatshirt car les universités américaines pouvaient créer des vêtements totalement personnalisés à leur effigie. Tout le monde pouvait ainsi revendiquer l’appartenance à une équipe. De nombreuses personnes, qui ne sont alors que de simples supporters, optent pour un sweat floqué.

Dans les années 1950, une autre révolution a lieu. La marque Russell Athletic décide de ne plus fabriquer des sweats 100% en coton. Un mélange entre coton et polyester est fait et permet ainsi d’avoir un produit très résistant. Le vêtement tient un certain temps, ce qui lui fait encore gagner en popularité. De même, la couleur gris chiné fait son apparition. Cela est dû au fait que la fibre de coton est blanche alors que celle du polyester est noire. Aujourd’hui, de nombreux modèles l’empruntent.

A partir de ce moment, le marché du sweatshirt explose. De nombreuses marques commencent à en produire et à en vendre. Dans les années 1960, toutes les universités américaines ont un sweat à leur nom. Le vêtement devient alors un puissant support de communication, ce que certaines marques ont bien compris. Ce haut permet de communiquer à grande échelle puisque la personne qui le porte se déplace beaucoup en sa présence. Les coûts sont alors beaucoup plus faibles qu’une campagne de publicité.

 

Un vêtement qui arrive à la mode

Le sweatshirt commence à faire son bout de chemin au sein de la culture sportive. Dans les années 1980, le sport et le fitness sont des pratiques bien ancrées. C’est surtout le culte du corps. Les salles de fitness et les différentes activités sportives connaissent alors une belle popularité. Le sweat connait alors son apogée. Si les étudiants l’utilisaient auparavant pour soutenir et manifester l’appartenance à une équipe, le vêtement retrouve sa fonction d’origine, celle de la transpiration.

Les films qui sortent au cinéma et qui sont visibles à la télévision participent à rendre le sweat particulièrement attractif. Tout le monde en porte alors. Des jeunes des écoles aux pères de famille reprenant le sport dans une salle dédiée, le maillot en coton est sur toutes les épaules. Et même les filles s’y mettent. Les hommes veulent avoir des muscles pour ressembler à Rocky, star des cinémas. Les filles veulent ressembler à Alex Owens de Flashdance ou Véronique et Davina. Le sweat absorbe alors la transpiration d’un bon nombre de personnes dans le monde.

Connaissant son apogée, le sweatshirt subit alors un grand nombre d’expériences. Tu as sûrement déjà dû voir les sweats à manche de chauve-souris ou avec des couleurs fluo et flashy. Les créateurs ont essayé de nombreuses choses avec le haut le plus populaire de l’époque. Il s’invite même au sein de certains défilés. Parallèlement, le sweat s’invite au sein de la musique. En effet, les années 80 sont le début du mouvement hip-hop aux Etats-Unis. Les artistes s’affichent avec un look sportswear remarqué, notamment par la présence du sweatshirt. Il commence peu à peu à s’éloigner de son origine sportive pour se trouver dans la rue, au milieu des bobs et chaines en or.

Ce vêtement s’intègre également dans le code vestimentaire du street art. Sa version hoodieest très prisée des graffeurs. Ceux-ci peuvent en effet se camoufler la tête et réaliser leurs dessins sur les murs du métro sans être inquiétés. Le sweat à capuche devient alors un symbole de rébellion. Les skateurs l’utilisent pour rider dans des parkings et piscines abandonnées. Tous les univers de la rue intègrent finalement le sweat dans leur armoire à vêtement.

tupac portant un hoodie

Sa popularité auprès de ces milieux arrive véritablement dans les années 1990. Le rap US devient un incontournable avec des artistes tels que Tupac ou Snoop Dogg. Les jeunes qui s’inspirent de ces mouvements vont alors prendre le sweatshirt pour s’habiller. Le modèle hoodie explose d’ailleurs totalement. Son confort, sa légèreté, son look et son prix abordable séduisent tout le monde.

 

L’ascension… puis la chute

Dans les années 90, tout allait bien pour le sweat. Il accompagnait le développement des mouvements du rap, du hip-hop ainsi que ceux des graffeurs et skateurs. Malheureusement, comme bon nombre d’autres vêtements, le sweat va connaitre une chute.

Le sweatshirt, avec ou sans capuche, est partout. Tout le monde le porte, que ce soit pour le sport ou pour son look de tous les jours. C’est alors l’indigestion. Trop de sweats ont tué le sweat. Il faut savoir qu’à ce moment, les coûts de fabrication sont bas et il en existe de nombreuses sortes, proposées par beaucoup de marques différentes. Finalement, elles participent à le banaliser. Son prix baisse alors et le sweat devient un produit cheap et peu branché. Il disparaît des podiums et des gardes robes au début des années 2000.

La décennie va être assez compliquée à vivre pour le sweatshirt. Les modèles avec ou sans capuche ne sont que peu portés. Il est mis de côté aussi vite qu’il est apparu au sein de la mode. Le sort est triste mais comme on dit, la mode est cyclique. Tôt ou tard, ce vêtement fera son comeback.

En 2012, le sweatshirt signe son retour sur le devant de la scène fashion. Le modèle proposé par Kenzo et comportant une tête de tigre est très populaire et redonne de l’envie pour ce type de vêtement. Les marques se remettent à produire des designs de sweat et reprennent sa commercialisation. On note par exemple la présence de pièces faites par H&M et Zara. Le modèle Rottweiler produit par Givenchy marque également les esprits.

Presque 100 ans après son apparition, le sweat est passé du vêtement de sport, conçu pour la transpiration à celui d’une véritable pièce de mode. Il devient même un incontournable puisqu’on l’utilise grandement lors de températures froides pour ne pas avoir froid. Jay-Z, Michael Jordan ou Kurt Cobain sont autant de célébrités vues en présence d’un sweat sur les épaules. Et forcément, si ces personnalités le portent, c’est bien que ce haut est intéressant, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes.

 

Le sweatshirt, une pièce politique

En 2012, le sweat revient sur le devant de la scène. C’est aussi lors de cette année qu’un véritable sujet émerge des actualités. Ce vêtement, plus particulièrement le hoodie, est alors vu comme un symbole des inégalités raciales aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Le 26 février de cette année, un jeune homme noir de 17 ans, Trayvon Martin, sort d’une épicerie après avoir acheté des bonbons et du thé glacé à Stanford. Il se dirige alors vers l’appartement de la copine de son père.

hoodie Trayvon Martin

L’homme porte alors un large sweat noir dont la capuche est relevée. De son côté, George Zimmerman, alors capitaine de surveillance du voisinage, suit Trayvon tout en appelant la police pour signaler « une personne suspecte dans son quartier ». Seulement quelques minutes plus tard, Trayvon Martin est retrouvé mort par balles. George Zimmerman plaide alors la légitime défense.

Les journalistes de Fox News vont alors accuser le hoodie. Selon Gerardo Riviera « le sweat à capuche est aussi responsable de la mort de Trayvon Martin que George Zimmerman ».  Des Hoodies March sont organisées par la suite. Les personnes viennent habillées d’un sweat à capuche pour montrer leur soutien à la famille de Trayvon. Le hoodie devient alors un vêtement dont la portée est politique et au centre des discussions.

En parallèle de cette actualité, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, fait la une. Il est photographié à un rendez-vous de Wall Street vêtu d’un sweat. Cela dénote par rapport aux costumes traditionnels.  Le vêtement ne se contente alors pas d’être un symbole de contestation. On l’associe également désormais au pouvoir. Le costume est alors montré comme appartenant au vieux monde.

Ces deux affaires montrent toute la portée et l’importance que possède le sweatshirt.

 

La place dans le streetwear

Si le sweat s’est invité dans la danse politique à ses dépens, il est aussi bien présent au sein de la scène streetwear. On considère le sweat, et surtout le modèle hoodie, comme un des indispensables d’un look streetwear réussi.

Certains pensaient que le sweat serait bloqué aux années 2000 avec Eminem dans sa musique 8 Mile. Il n’en est rien. Celui-ci a complètement suivi le développement des looks liés au rap, hip-hop mais aussi des skateurs. Si ce vêtement est autant associé à la mode streetwear c’est parce qu’il est historiquement lié à cette dernière. Lorsque ces mouvements sont nés, c’est le sweat qui était sur les épaules des artistes. Porter du streetwear sans sweatshirt est tout simplement impossible.

Dernièrement on a vu la création de modèles hoodies avec des fermetures. De même les designs se sont multipliés, allant des plus simples au plus développés. Ça tombe bien, nous avons notre petit mot à dire là-dessus !

 

La collection Tenshi

Tenshi est une boutique qui propose toute sorte de vêtements au look streetwear avec des influences asiatiques.

D’abord, dans notre boutique, tu pourras retrouver des modèles hoodie, avec lesquels tu pourras mettre ta capuche et ne pas être dérangé avant d’aller en cours ! Mais tu retrouves également des modèles sweats, comme à l’origine.

sweatshirt tenshi

Ici pas de capuche mais des designs exceptionnels. Opte pour un sweat avec des dessins et inscriptions élégantes et percutantes. Tu seras forcément remarqué grâce à nos vêtements. Si tu préfères avoir des hauts plus simples et sobres, n’hésite pas à regarder les modèles Chunks, Kussharo ou encore Esashi. Ce dernier embarque d’ailleurs un col montant, idéal pour ne pas avoir froid durant l’hiver.

La qualité de nos sweats ne s’arrête pas au design. La fabrication est faite en coton et polyester, ce qui offre confort et liberté de mouvement.

Si tu veux profiter d’un vêtement de qualité, avec un design original et attrayant, c’est vers Tenshi que tu dois te tourner !